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Le Conseil permanent de l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) du 11 juin prochain pourrait avoir à se prononcer sur un projet de réorganisation des agences décentralisées de l’Institut national incluant potentiellement la suppression de l’antenne angevine de l’INAO Val de Loire.

Si la Ville d’Angers et Angers Loire Métropole peuvent comprendre la nécessité d’une réorganisation des agences décentralisées de l’Institut national, en revanche, il n’est pas admissible que celle-ci se fasse sans la moindre concertation avec les acteurs et les pouvoirs locaux, et au détriment d’Angers.

Au-delà de la méthode, et compte-tenu des enjeux pour les entreprises, les salariés et l’ensemble de l’écosystème de formation, il est purement et simplement inadmissible que le site d’Angers, premier site du Val-de-Loire, dont l’activité couvre près de la moitié des labels de l’ensemble de la grande Région, soit sur la sellette.

En effet, Angers est aussi légitime que Tours ou Sancerre pour accueillir l’antenne de l’INAO Val de Loire. Et si d’aventure le découpage des grandes régions géographiques de l’INAO venait à être modifié, Angers possède des atouts certains et prétend les faire valoir : accessibilité, qualité de vie et, surtout, une agriculture départementale diversifiée et qualitative.

Capitale des vins de Loire et pôle de compétitivité à vocation mondiale sur le végétal spécialisé, Angers accueille chaque année trois salons internationaux dont le SIVAL, l’office communautaire des variétés horticoles, le siège de la chambre régionale d’agriculture…

C’est la raison pour laquelle, dès hier, le maire d’Angers et le président d’Angers Loire Métropole ont officiellement adressé au ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ainsi qu’au Président de l’INAO, un courrier afin de leur demander de surseoir à la décision du 11 juin.

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