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Des mois d’ateliers pliage, trois jours de performances sous un soleil tant attendu, deux expositions inaugurées par un vernissage très animé… l’édition 2013 d’ArtaqAngers a rempli brillamment le contrat ! Et ce n’est pas terminé. Les Angevins vont pouvoir profiter quelques temps encore des œuvres installées sur les rives de La Maine, d’autant qu’elles sont le fruit d’une rencontre artistique inattendue entre Lek et Sowat, deux artistes confirmés issus du collectif DMV et Roti, un jeune artiste prometteur.

D’un côté, une palissade d’une centaine de mètres a été installée Quai Ligny pour offrir à Roti un espace d’expression à la mesure de son talent. Vu l’ampleur de la tâche et les intempéries dans la semaine précédant le festival, il aura toutefois fallu à l’artiste plus que les trois jours du week-end d’Artaq pour achever son travail !
Parallèlement, une carte blanche a été donnée à Lek et Sowat pour imaginer dans le même secteur une installation préfigurant les futures passerelles qui enjamberont la Maine, dans le cadre du projet Rives Nouvelles.
Or – c’est la magie des manifestations culturelles qui invitent des artistes à travailler in situ – ces trois-là se sont trouvés des affinités qui les ont conduits à relier leurs créations pour n’en faire plus qu’une.

Sur la fresque de Roti, des êtres, humains ou animaux, se métamorphosent, s’enchevêtrent, dans des tons gris, blancs, noirs. Chacun peut y retrouver les références propres à sa culture ou à sa sensibilité : récits sur la création du monde, hommage aux bâtisseurs de cathédrale, allusion à l’œil du Faux miroir de Magritte, collection précieuse d’insectes au symbolisme fort… Cette étonnante fresque offre de multiples lectures et gagne tout autant à être contemplée depuis l’autre rive qu’à être observée de près, dans la minutie de ses détails.

Lek et Sowat, quant à eux, explorent le domaine du graff en proposant des installations en volume complètement novatrices. Reconnus sur le plan international, c’est avec plaisir qu’ils ont accepté de revenir à Angers, après une édition 2012 d’Artaq où ils avaient investi le cloître du Ronceray.
Clin d’œil au projet Rives Nouvelles, leur création a pris place dans l’espace public sur les bords de la Maine. La structure de base en bois, représentant un début de passerelle, a été recouverte de panneaux graffés, multiformes s’élevant vers le ciel, comme prenant leur élan vers l’autre rive. Cette sculpture se prolonge sur sa droite, s’amenuisant progressivement pour laisser place à la fresque fantasmagorique de Roti. Une installation similaire, en version simplifiée, est visible en contrebas de la Place de La Rochefoucauld, symbolisant la seconde passerelle du projet Grether et Phytolab.

Profitons de ces créations éphémères qui ne sont destinées à rester en place que quelques mois !

Rappelons par ailleurs que les expositions Artaq restent visibles jusqu’au 15 septembre, l’une au Grand Théâtre, l’autre à l’Abbatiale du Ronceray (entrée gratuite).


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