Imprimer

Le mardi 4 octobre, l’Artothèque propose une soirée rencontre avec l’artiste Laurent Millet.

L’expérimentation photographique est, au coeur du travail de Laurent Millet, une forme concrète de méditation sur l’image, sa place dans notre culture et ses modes d’apparition. Après l’acquisition de plusieurs images de l’artiste, la rencontre du 4 octobre propose d’ouvrir l’accès à cette méditation.

etquot;Le geste de construire, dans ce qu’il peut être rapproché du geste de dessiner : les objets construits qui apparaissent dans les images ont tous un statut ambigu, tant dans leurs origines que dans leur forme. Réalisés avec des matériaux récupérés le plus souvent, improvisés rapidement, ils s’inspirent aussi bien des pièges de chasse et de pêche que d’un répertoire d’oeuvres puisées dans l’histoire de l’art. Ils tentent de nous mener vers une zone d’incertitude,où le statut des choses, du paysage, des images, se renverse. Le paysage devient plat, les objets ne sont plus que des lignes, et le corps de la photographie semble, lui, avoir récupéré l’épaisseur et la consistance perdues des sujets qu’elle représente.
Please Hold the Line, ce sont des fils de fer plantés sur un plan d’eau peu profond, tenant grâce à leur tension et celle de ficelles tendues. Ce qui fait la forme sont les tensions du fil de fer qui se déroule. La ligne de fer est sûre car elle est tendue et soumise à un impératif interne de tension dû à son matériau. Il ne s’agit pas de tracer une ligne mais de combiner des forces de telle sorte qu’elles puissent s’ériger en s’aidant l’une l’autre. C’est le degré zéro de la représentation et un moyen efficace pour bâtir une image qui soit le moins influencée possible par des critères esthétiques. Affranchi de la main, libéré du souci de représenter, entièrement voué à la nécessité de tenir debout, c’est un dessin qui se bâtit lui même.etquot ;

Laurent Millet



Share This