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Le 3 novembre 2016 à partir de 8h00, L’Arbre-serpents quittera temporairement Angers pour se refaire une beauté. Une opération spectaculaire consistera à désocler la sculpture de la terrasse du musée des Beaux-Arts et à assurer son transport vers l’atelier « Art et Concept » de Gérard Haligon, qui interviendra sur l’oeuvre.

En 2005, la Ville d’Angers fit l’acquisition d’une oeuvre majeure de Niki de Saint-Phalle (1930-2002), L’Arbre-serpents, présentée dans l’exposition de réouverture du musée des Beaux-Arts consacrée à cette artiste en 2004. Installée depuis sur la terrasse du musée, la sculpture polychrome est devenue au fil des ans une oeuvre emblématique de l’environnement du musée.

Niki de Saint-Phalle conçoit L’Arbre-serpents en 1992. Cette sculpture monumentale réalisée par une technique de moulage en résine polyester, avec une polychromie initiale appliquée avec des peintures industrielles recouvertes d’un vernis, représente un arbre géant qui arbore, en guise de branches, douze serpents sortant d’un tronc juché sur un socle enraciné. Dans L’Arbre-serpents, l’artiste réinterprète à sa manière le mythe de L’Hydre de Lerne, monstre à plusieurs têtes de serpents combattu par Hercule dans ses douze travaux.

Exposée au soleil et aux intempéries depuis plus de 10 ans, la sculpture s’est altérée et nécessite une importante intervention sur la polychromie. En effet, les premiers signes de dégradation ont été observés en 2010 et se sont rapidement aggravés à partir de 2012, imposant l’urgence de la protection de l’œuvre et de sa reprise picturale. Sous l’égide des experts du Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF), et en lien avec la « Niki Charitable Foundation », il a été décidé d’une réfection complète de la polychromie qui doit être conforme à l’originale mais plus résistante. Gérard Haligon, éditeur historique des sculptures de Niki de Saint-Phalle, sera en charge de cette intervention.

Cette importante opération de reprise de la polychromie de L’Arbre-serpents a été rendue possible grâce au généreux soutien de la Fondation BNP Paribas, qui s’est montrée sensible à la valeur patrimoniale et artistique de l’œuvre emblématique de Niki de Saint-Phalle, et qui poursuit ainsi sa volonté d’être un mécène fidèle pour la restauration d’œuvres qui valorisent les richesses des musées de France.

La sculpture sera replacée au cours du printemps 2017 à son emplacement actuel, sur la terrasse du musée des Beaux-Arts.

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