Imprimer

La ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a fait connaitre, ce jeudi soir, sa décision de réintégrer le quartier de Belle-Beille dans la nouvelle carte de l’éducation prioritaire à Angers, quelques jours après que je lui ai envoyé un nouveau courrier afin de lui faire part de mon incompréhension face à la différence de traitement entre Angers et Nantes, qui était confrontée à une mesure d’exclusion similaire pour l’un de ses quartiers.

Je me réjouis de cette décision qui met fin à une incohérence absolue et incompréhensible.
La fragilité de ce quartier est réelle et la nouvelle cartographie scolaire serait venue accentuer ses difficultés. Pour cette raison, le déclassement du collège Rabelais et ses conséquences pour les enfants et leur famille était totalement injustifié et inacceptable.
La décision de la ministre de l’Education nationale résulte avant tout de la mobilisation de la municipalité d’Angers aux côtés des familles. Les services du ministère ont été maintes fois interpellés et le Conseil municipal a pris un vœu voté par l’ensemble des élus angevins, toutes tendances confondues, le 15 décembre dernier.
J’observe avec beaucoup d’étonnement que cette décision de réintégrer les écoles du quartier de Belle-Beille a été communiquée à un député socialiste, qui s’est empressé d’en faire l’annonce publiquement, sans que le maire que je suis, responsable des moyens mis à la disposition des écoles, en ait été officiellement averti.
Je trouve cette pratique pour le moins cavalière, pour ne pas dire bien peu républicaine !

Il est vrai que Mme la ministre, pour une raison que j’ignore, n’a jamais daigné répondre aux trois courriers que je lui ai adressés ces derniers mois, ni donné suite aux demandes de rendez-vous.
Ce silence et l’attitude qui consiste aujourd’hui à ignorer la mobilisation et le travail des élus et des services de la Ville est intolérable et inadmissible. C’est également un mépris pour les familles angevines.
De là à y voir une manœuvre électorale à quelques heures du second tour d’une élection très difficile pour les représentants du gouvernement, il n’y a qu’un pas.

Christophe Béchu
Maire d’Angers

Share This