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Erik Orsenna, auteur français majeur, donne rendez-vous à son public angevin le 14 mai à 18h30 à la médiathèque Toussaint. L’occasion de présenter son dernier roman La fabrique des mots, la conclusion d’une saga autour de la grammaire débutée en 2001, et d’échanger sur son engagement militant en faveur du Mali.

Son parcours

Après des études de philosophie et de sciences politiques, Erik Arnoult, dit Orsenna, enseigne l’économie à l’Ecole normale supérieure. Il devient par la suite conseiller culturel auprès du président François Mitterrand de 1981 à 1984, expérience relatée dans Grand amour en 1993. En décembre 1985, il entre au Conseil d’Etat et exerce les fonctions de maître des requêtes. Parallèlement à ses activités, il est l’auteur de sept romans et obtient le prix Roger Nimier en 1978 pour La Vie comme Lausanne ainsi que le prix Goncourt 1988 pour L’Exposition coloniale. Il est élu à l’Académie française le 28 mai 1998. Ecrivain prolifique, il aura publié une trentaine d’œuvre parmi lesquelles une saga sur la grammaire qu’il achève cette année par la parution de La fabrique des mots. L’auteur viendra présenter son nouveau roman le 14 mai à la médiathèque Toussaint. Erik Orsenna est sans conteste l’un des écrivains français les plus importants du XXe siècle.

Un amoureux du Mali

Erik Orsenna est membre du comité de parrainage de l’UNICEF. C’est à ce titre et aussi en tant qu’expert de ce continent qu’il a accompagné une mission de l’Unicef au Mali en 2011. Il entretient une relation particulière avec l’Afrique, un continent qu’il connaît bien pour y avoir séjourné à de nombreuses reprises. Notamment au Mali, pays auquel il a consacré un roman, Madame Bâ, paru en 2003 chez Stock. Il est également encore question de l’Afrique et du Mali dans son Voyage au pays du coton : petit précis de mondialisation, paru chez Fayard en 2006.

“Quand je suis en France, l’Afrique me manque, confie l’écrivain. Quand je suis là-bas, c’est l’inverse. Elle est le complément. Elle est riche de ce qui nous manque : l’espace, la solidarité, la langue d’un Senghor ou d’un Kourouma, tant d’autres choses. etquot ;

Son dernier ouvrage : La fabrique des mots

L’ignoble Nécrole a encore frappé. L’objet de sa bataille ? Les mots. Il y en a trop, beaucoup trop. Pour faire taire tous les incurables bavards, tous les poètes, tous les chanteurs, tous les raconteurs d’histoires, tous les amoureux qui disent et redisent leur flamme, tous les humiliés qui protestent, tous les journalistes qui révèlent et, trouve-t-il, polluent de leurs nuisances sonores jusqu’à la nuit, Son Excellence le très distingué Président à vie a édité une liste, pompeusement intitulée « Circulaire VIII.2012.3917 », celle des trente mots désormais autorisés. Pour Mlle Laurencin et les élèves de CM2 de l’école Simon-Bolivar, c’est décidé, la guerre est déclarée.

Plus de dix ans après sa première déclaration d’amour à la grammaire, Erik Orsenna ne pouvait conclure qu’en explorant la fabrique des mots. Qui les crée ? D’où viennent-ils ? Comment combinent-ils leurs origines ? A-t-on le droit d’en inventer de nouveaux ? Si l’anglais domine toutes les autres langues, nos mots à nous seront-ils réduits à l’esclavage ? À toutes ces questions, Jeanne répond, une fois de plus, et raconte ses aventures au sein de cette mystérieuse fabrique.

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