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La Ville d’Angers se réjouit que le tribunal administratif de Nantes lui donne raison sur le fond en reconnaissant l’illégalité de la démarche du propriétaire du manège, bien que n’ayant pas obtenu satisfaction sur l’urgence.

Ainsi, Jacques MOTTEAU, adjoint au maire déclare : « Si le caractère d’urgence n’a pas été retenu par les juges, l’occupation est bien illégale. Il doit se mettre en conformité avec la loi. La Ville d’Angers ne saurait accepter de discuter avec des personnes qui prennent par la force ce que la loi et la règle leur refusent. »

Frédéric BEATSE, le maire d’Angers, rappelle pour sa part son attachement au dialogue mais dans un cadre républicain, en y mettant des conditions normales et nécessaires : « Le dialogue reprendra avec Monsieur CAMPION quand il se sera mis en conformité et aura régularisé sa situation y compris financière. Cette décision de justice reconnaît que l’exploitant du manège est dans l’illégalité : ce n’est donc pas une autorisation à poursuivre son activité, bien au contraire. Il en va de l’intérêt des Angevins : céder dans ces conditions, c’est demain ne plus maîtriser l’occupation du domaine public avec toutes les nuisances que ça engendrerait »

Au cours de l’audience, par la voix de son avocat, la Ville d’Angers a rappelé que la situation actuelle, outre le précédent qu’elle constituerait, vient également pénaliser l’équilibre commercial des autres manèges présents sur le centre-ville, place du Pilori et jardin du Mail notamment. C’est ce qui continue notamment à justifier à ses yeux l’urgence dans ce dossier. En conséquence Monsieur Campion est passible d’une amende de 5eme classe de 1500 euros par jour, montant qui peut être porté à 3 000 euros en cas de récidive (code pénal)

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