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Le dernier Printemps des Orgues a Angers s’est conclu sur une première mondiale : la création et l’enregistrement des transcriptions pour orgue à quatre mains et piano à quatre mains des deux concertos pour piano et orchestre de Johannes Brahms (1833-1897).

Le Concerto pour piano opus 15 a initialement été envisagé par Brahms comme une Sonate pour deux pianos à quatre mains. Mais « en fait, même deux pianos ne suffisent pas » au compositeur, comme il l’indique dans sa correspondance. C »est finalement l’un de ses amis, l’organiste allemand Theodor Kirchner, qui entreprend une transcription pour deux pianos à huit mains.

Le Concerto opus 83 reçoit le même traitement. Paul Fiodorovitch Juon, surnommé etquot;Le Brahms russeetquot ; et nommé professeur de composition à Berlin par Joseph Joachim, transcrit l’opus 83 pour deux pianos à huit mains.

Quatre interprètes reconnus pour leur duos respectifs ont été réunis à cette occasion, du 24 au 30 juin 2013 : les sœurs Isabelle et Florence Lafitte aux pianos Concert Royal Grotrian-Steinweg, et Olivier Vernet et Cédric Meckler (déjà salués par un Diapason d’or en 1998), à l’orgue Cavaillé-Coll / Beuchet-Debierre de la cathédrale d’Angers.

Le double CD issu de cet enregistrement vient de sortir, sous le titre « Brahms : concertos à huit mains » (label Ligia Digital), au tarif de 25 euros. « Cet événement nous réjouit tous, il témoigne de la vitalité et de la qualité de la vie culturelle angevine » souligne Monique Ramognino, adjointe au maire d’Angers en charge de la culture.

Les premières critiques de la presse spécialisée sont très positives

« Grâce à un système audio-vidéo sophistiqué, les artistes se retrouvent reliés, en situation de concert, l’orgue jouant le rôle de l’orchestre, avec leurs organistes à la console, en tribune. La palette sonore de l’orgue d’Angers de type symphonique convient parfaitement aux couleurs de la musique de Brahms (…) L’interprétation est pertinente à plus d’un titre. Le piano, joué à quatre mains, occupe d’avantage d’espace et de lisibilité, sans que l’orgue ne l’écrase. Les jeux de fond largement utilisés soutiennent et commentent à armes égales le discours des pianos. Tout est lisible, limpide, grâce à une prise de son très équilibrée et que l’on imagine délicate à mettre au point. Ce qui est remarquable, c’est justement que le piano n’est pas trop « percussion » et au contraire, chante largement. L’orgue lui, participe activement, autrement qu’en simple accompagnateur ou remplisseur de sons, et sait se montrer vif et percutant quand la musique le demande. »

ResMusica.com

« Concertos pour piano de Brahms : étonnante transcription historique pour orgue et piano à quatre mains (…) D’une part l’orgue Cavaillé-Coll restitue la grandeur orchestrale requise par ces pièces, d’autre part le lieu sacré (la Cathédrale d’Angers) imprègne le premier Concerto de la ferveur religieuse à laquelle il aspire. En effet, ce Concerto comprenait une marche funèbre que Brahms a retirée pour l’intégrer dans son Requiem Allemand, et, comme entête du mouvement lent (un splendide cantique), Brahms a inscrit la citation liturgique etquot;Benedictus qui venit in nomine Dominietquot ;. »

Fnac.com

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