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Depuis quelques jours, des habitants d’Angers et de certaines communes situées sur le territoire de la communauté urbaine Angers Loire Métropole ont fait part de désagréments liés à l’eau courante.

Selon des analyses portées aujourd’hui à la connaissance de la collectivité, le goût terreux aurait pour origine le développement d’algues microscopiques lié à la clémence particulière de l’hiver.
Au-delà des conséquences sur le goût de l’eau, il n’y a aucun risque pour la santé des utilisateurs, ce qu’avaient précisé les premières analyses de l’Agence régionale de santé (ARS) dès la fin de la semaine dernière.

Un rappel précis des faits est nécessaire.

Angers Loire Métropole dispose d’un système d’alimentation en eau potable qui repose sur les prises d’eau en Loire, les captages et la réserve d’eau brute (fosse de Sorges).
Celle-ci est une réserve d’eau brute qui permet de produire de l’eau potable si la ressource habituelle qu’est la Loire est indisponible, en cas de pollution par exemple.

Comme tout système de secours, elle doit être régulièrement testée. C’est pourquoi les techniciens d’Angers Loire Métropole effectuent très régulièrement des essais de pompage, de traitement et de distribution sur le réseau d’eau potable. En novembre 2014, ces essais se sont déroulés sans la moindre perturbation.

Cette année, les essais étaient programmés du 9 au 14 mars 2016.
Comme prévu, ils ont débuté mercredi 9 mars en adaptant le traitement à l’ozone et au charbon actif.
A partir de jeudi 10 mars dans l’après-midi, des riverains ont fait remonter des soucis de goût et de saveur terreuse.
Dès lors, l’essai a été stoppé, avec un arrêt de prélèvement le jour même à 23 h.

Les perceptions de goût et de saveur ont été constatées principalement le vendredi et pendant quelques jours de façon dégressive.

Durant cette période, les essais ont montré cependant qu’aucun problème sanitaire n’avait été décelé.

Ces essais se sont déroulés en lien permanent avec l’ARS.

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