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Avec la résidence d’écriture, la Ville d’Angers a voulu engager en 2011 une démarche nouvelle. Conçue en lien avec la Direction Régionale des Affaires Culturelle et le Centre National du Livre dans le cadre des dispositifs d’aide à la création, ce projet, porté par la Bibliothèque municipale d’Angers, permet chaque année de proposer à des auteurs des conditions optimales pour concrétiser leur travail d’écriture personnel.

Patrick Goujon ira à la rencontre des habitants des quartiers Deux-Croix-Banchais et Monplaisir en octobre et en novembre. Pour l’écrivain comme pour les Angevins, la résidence est l’occasion d’une découverte culturelle et d’un rendez-vous privilégié. Tout en poursuivant son travail d’écriture personnelle, il conviera le public à des rencontres, ateliers d’écriture, lectures. La résidence permet en effet de créer des relations entre des personnes éloignées de l’écrit et des auteurs, notamment dans les quartiers. Grâce à des formes de médiation diverses, elle contribue à désacraliser l’écrivain, à le rendre plus accessible pour développer auprès des enfants et des adultes le goût des mots, le goût de l’écriture, de l’écoute et de la lecture.
En 2011, l’écrivain Emmanuel Adely avait investi le quartier des Hauts-de-Saint-Aubin, et proposé aux habitants et à l’association Lire Ecrire Compter d’écrire sur le thème de l’exil. En 2012, Eric Pessan avait donné la même consigne aux élèves du lycée professionnel de la Roseraie, du lycée Chevrollier, du lycée du Fresne et à une quinzaine d’habitants du quartier : écrire sur le thème des savoirs. Cette année, Patrick Goujon fera la même proposition aux collégiens de Jean-Lurçat et de Montaigne, aux habitants des quartiers Deux-Croix-Banchais et Monplaisir, aux participants de l’atelier du Quart’Ney et de l’association Atlas : écrire sur « cet autre que moi ».

En marge de la résidence, la Ville passe commande à l’auteur d’un texte, dans une forme littéraire libre, sur le thème de l’Apocalypse. Ce thème universel qui, à Angers, fait écho à la tenture monumentale du 14e siècle conservée au Château, peut être envisagé à travers toutes ses acceptions possibles, y compris très contemporaines, et peut être abordé avec la plus grande liberté et créativité.
En 2011, Emmanuel Adely a lut son texte « Le volume de la vie » dans la Galerie de l’Apocalypse au Château d’Angers. Eric Pessan, l’année suivante, a écrit pendant son séjour « Echos », un texte qu’il a lu au Musée Jean-Lurçat et de la Tapisserie Contemporaine.

PATRICK GOUJON

Né en 1978, Patrick Goujon a grandi en banlieue parisienne. Son premier roman, Moi non, est publié chez Gallimard en 2003. Suivront Carnet d’absences (2005), Hier dernier (2008) et A l’arrache (2011), chez le même éditeur, ainsi qu’un texte pour la jeunesse, Sous silence (2011), chez Actes Sud Junior. Les thèmes récurrents dans le travail de Patrick Goujon sont l’absence, le passage de l’enfance à l’âge adulte, le deuil du temps passé ; les histoires ayant souvent pour cadre un univers urbain. Parallèlement à l’écriture, Patrick Goujon travaille depuis huit ans comme éducateur scolaire dans une association de prévention spécialisée en banlieue, et anime régulièrement des ateliers d’écriture auprès de la jeunesse.
Cette résidence initiée par la Ville d’Angers, est mise en œuvre par la Bibliothèque municipale d’Angers avec le soutien de la Région des Pays-de-la-Loire et du ministère de la Culture et en 2013 en partenariat avec Aleph-Ecriture, l’association Atlas, le Centre des monuments nationaux, les collèges Jean-Lurçat et Montaigne, la librairie Contact, les maisons de quartier Marcelle-Menet, Monplaisir et le Quart-Ney.
Retrouvez plus d’information sur l’auteur et les grands-rendez-vous de cette résidence dans le dossier de presse joint.

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