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L’absence complète d’implication du groupe Technicolor nous laisse craindre le pire pour jeudi. En l’absence de projet de reprise, le tribunal de Nanterre sera contraint de prononcer la liquidation judiciaire du site angevin et son funeste corollaire, le licenciement sans ménagement de la totalité des 350 salariés travaillant sur le site du boulevard Birgé. L’Agglomération et la Ville d’Angers ne sauraient s’y résoudre.

Frédéric Béatse, maire d’Angers, et Jean-Claude Antonini, président d’Angers Loire Métropole, tiennent à saluer la dignité et le sang-froid des salariés angevins, victimes innocentes de l’injustice de leur situation :

« Dans des circonstances aussi pénibles pour eux et malgré leur colère bien légitime face à la stratégie dévastatrice des dirigeants du groupe Technicolor, leur attitude force le respect.

Leur combat renforce notre volonté d’agir, aux côtés de la Région, pour l’avenir de la filière pour lui donner une image de haute qualité, en accompagnant son développement depuis la formation, la Retamp;D jusqu’à la production et aux services. Car les difficultés du site angevin de Technicolor ne sauraient masquer la réalité d’une filière dynamique et créatrice d’emplois.

Nous voulons également saluer les efforts engagés par les industriels, qu’ils soient locaux ou d’un peu plus loin, afin de trouver une viabilité à court terme pour l’usine d’Angers. Même si aucune offre n’a pu être déposée faute de charge transitoire. La filière électronique est forte et elle a montré qu’elle sait se mobiliser.

Nous avons perdu une bataille, mais nous n’avons pas perdu la guerre. Avec ou sans reprise, le site angevin aura un avenir industriel. Nous souhaitons tout mettre en œuvre pour faciliter une poursuite, même partielle, ou une reprise différée d’activités sur le site.

C’est la raison pour laquelle nous avons informé le tribunal de la volonté d’Angers Loire Métropole de se porter acquéreur du site et de l’appareil de production afin qu’il puisse servir aux entrepreneurs de l’électronique intéressés. Notre objectif est de créer des conditions d’accueil favorables aux entreprises de l’électronique, car la période récente a montré que les projets existent.

Les sociétés qui ont fait part de leur intention de reprise partielle trouveraient là des conditions préférentielles. Il s’agit pour nous de poursuivre la recherche de repreneurs ou de porteurs de projets permettant la sauvegarde d’un maximum d’emplois. »

Jean-Claude Antonini et Daniel Loiseau, vice-président d’Angers Loire Métropole en charge de l’économie et de l’emploi, se rendront jeudi matin à l’audience à Nanterre, afin de soutenir les salariés au nom des élus de la ville et de la communauté d’agglomération et leur dire toute notre détermination. « Quoiqu’il advienne, les dirigeants de Technicolor devront assumer leur responsabilité, et nous y veilleront. »

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