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Début octobre, le tribunal de commerce de Nanterre a décidé la liquidation judiciaire du site angevin du groupe Technicolor. Cette liquidation a engendré le licenciement de 343 salariés. Après moults efforts, un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est sur le point d’aboutir. Les élus se félicitent de cette issue favorable pour les ex-salariés de Thomson Angers SAS et rappellent qu’il leur a fallu se battre pour mettre le groupe face à ses responsabilités d’employeur.

Mais, au-delà du PSE, Angers Loire Métropole est parfaitement mobilisée, et avec la Communauté d’agglomération un grand nombre des acteurs du territoire, au premier rang desquels Frédéric Béatse, maire d’Angers, et les élus de la ville, pour redonner un avenir industriel au site. « Nous sommes totalement engagés vers une priorité absolue, l’emploi », réaffirme Jean-Claude Antonini.

Au soir de la liquidation, puis à nouveau en novembre, le Conseil d’agglomération s’est prononcé à l’unanimité de ses 91 délégués pour dire la volonté de l’Agglomération d’acquérir le site, ainsi que l’outil de production. La stratégie poursuivie par la Communauté d’agglomération n’a pas varié depuis l’annonce de la liquidation.

Ce choix passe prioritairement par la concrétisation d’une Unité industrielle partagée (UIP) sur laquelle travaille Angers Loire Développement, bras armé du développement économique de l’Agglomération, accompagnée par deux cabinets extérieurs.

En effet, la période d’observation a permis de mettre en lumière de fortes potentialités en matière de sous-traitance électronique sur des moyennes séries. L’Agglomération soutient les porteurs de ce projet. 200 emplois sont à la clef. C’est donc un enjeu majeur et prioritaire pour le territoire. « Notre mobilisation est toute entière tournée vers cet objectif » indique Daniel Loiseau, vice-président en charge de l’économie.

Les élus d’Angers Loire Métropole sont persuadés de la viabilité du projet et de sa faisabilité au sein d’une filière de l’électronique professionnelle pour laquelle les collectivités territoriales se mobilisent en portant, aux côtés des acteurs de la filière, le projet de campus de l’électronique. Il convient de rappeler que le projet d’IUP est en outre très compatible avec l’accueil d’autres projets industriels sur le site du boulevard Birgé.

Les élus communautaires, vous le comprendrez aisément, ont très mal vécu d’apprendre incidemment qu’une vente aux enchères était programmée. Au-delà de la manière quelque peu discutable, notre crainte était que celle-ci occasionne un dépeçage du site qui annihilerait alors totalement le projet de réindustrialisation. Angers Loire Métropole n’était maître ni du calendrier, ni des modalités d’organisation de la vente.

Cet obstacle supplémentaire qui a été imposé sans concertation était difficilement compréhensible alors qu’Angers Loire Métropole avait fait une première proposition d’achat auprès du mandataire-liquidateur, restée lettre morte. Cette base de négociation devait pouvoir amener une discussion qui n’a jamais eu lieu.

Seule restait la faculté de réunion afin de garantir l’achat des machines nécessaires à la reprise d’une activité sur le site. Aujourd’hui Angers Loire Développement, après accord de son Conseil d’administration, a acquis l’intégralité de l’outil de production nécessaire préservant ainsi la capacité de poursuivre le projet.

Cette issue provisoirement positive est une étape supplémentaire franchie vers la concrétisation du projet d’unité industrielle partagée. Pour aboutir, deux obstacles sont encore à lever : l’acquisition de l’immobilier, d’une part, et l’apport d’une charge suffisante pour démarrer progressivement l’activité, d’autre part.

« Ce pari sur l’avenir, nous le faisons car nous savons la vitalité de la filière électronique et nous croyons en son avenir à Angers. La crise exige des formes d’innovation. L‘achat de cet outil de production en est une, elle doit d’abord servir l’emploi, assurent Jean-Claude Antonini et Frédéric Béatse, la détermination d’Angers Loire Métropole reste entière pour conduire ce projet en capacité d’offrir à terme 200 emplois à notre territoire ».

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