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Ce matin, la presse locale se fait l’écho d’un recours déposé devant le tribunal administratif de Nantes par une association angevine. Ce recours contesterait le changement de statut juridique du parc Terra Botanica.

Cette procédure judiciaire, injustifiée, va à l’encontre des intérêts de notre territoire.

Il est plus que normal, en effet, que la Ville d’Angers et la Communauté d’agglomération, au même titre que des partenaires locaux (la Chambre de commerce et d’industrie, le Bureau horticole, la Caisse des dépôts et consignations…), s’investissent dans Terra Botanica, qui est l’un des principaux sites touristiques de l’agglomération angevine et du département du Maine-et-Loire. A ce titre, le parc participe au rayonnement d’Angers.

Je rappelle aux Angevins que, pour des raisons purement partisanes, la précédente municipalité a volontairement ignoré Terra Botanica pendant des années, y compris dans ses campagnes de communication dédiées au végétal ( ! ! !).

En fait, personne n’est dupe quant aux motivations réelles de cette association prétendument « indépendante » et « apolitique », qui entendrait « défendre » les intérêts des contribuables angevins.

Les deux fondateurs étaient adjoints au maire d’Angers sous l’ancienne municipalité socialiste. Sous prétexte d’une mission d’intérêt public, ils tentent de poursuivre un combat politique dépassé en voulant rejouer les élections municipales de 2014. Elections municipales qu’ils ont perdues, ce que, visiblement, ils ne digèrent toujours pas.

Mais vu son objet, j’invite cette association à s’intéresser à Biopôle et ses 60 millions d’euros investis dans une usine de traitement des déchets qui ne fonctionne pas comme elle le devrait.

J’espère qu’elle va aussi s’intéresser aux 140 millions d’euros d’emprunts toxiques contractés par Angers Loire Métropole, aux 3,5 millions d’euros que nous avons été contraints de débourser pour mettre fin au projet absurde de construction d’un nouveau centre des congrès, ou encore qu’elle va s’intéresser au centre de vacances de Lamoura, dossier laissé en désuétude par la gauche et qui jusqu’ici a coûté plus de 450 000 euros aux Angevins…

L’acharnement politique et la rancœur de ces deux anciens élus derrière un faux-nez en forme d’association est irresponsable. Le jeu politique ne doit pas permettre de dire et de faire tout et n’importe quoi.

Emmanuel Capus
Adjoint au maire d’Angers, chargé des Finances

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